Politique. Des militants du PS, du PC et du mouvement alternatif s'unissent pour refonder la gauche.

Publié le par agauchelagauche



publié dans la NR JEUDI 7 fevrier

A gauche, la gauche !

Au départ, ce qui unit ces hommes et ces femmes, c'est une déception : la gauche, ben, c'est plus la gauche. " Nous en parlions entre nous ", confessent-ils, " et vu que le constat était le même, on a décidé d'aller plus loin. " Le constat? Depuis deux décennies, le néolibéralisme a fait des petits, au point de devenir la pensée unique. " Y compris au sein de la gauche ", analyse Pierrot Montoya, éminemment socialiste, mais un peu agacé de la tournure des événements. " d'accord, le stalinisme c'est fini, mais l'échec de la social-démocratie est là. Alors, il faut trouver une nouvelle voie. " Facile à dire... De son côté, Michel Cassagne, communiste s'il en est, fait dans le réalisme. " Les derniers résultats électoraux ont montré que la Gauche avait une pénurie d'idées et ne gagne que par défaut. Quant à moi, si je suis communiste, je suis aussi réaliste: à la dernière présidentielle, le PC a fait 2 %, c'est un peu juste pour changer le monde... " Claude  Martin, enseignant et syndicaliste, souligne la communauté d'esprit, " on est sur la même longueur d'onde, contre le néolibéralisme et le Traité Constitutionnel Européen, alors que les partis de gauche se font inutilement la guerre ", et pense qu'il y a un espace à gauche, " entre le PS de Ségo et l'extrême gauche. L'alternance ne suffit plus, il faut une alternative, car l'échec électoral c'est grave, mais l'échec des idées encore pire. " Bref, ces hommes de gauche ne renient pas leurs partis, " plutôt les appareils ", et précisent, à toutes fins utiles en cette période, " qu'ils sont pour une victoire de la Gauche partout aux municipales. " Mais les bases d'une vraie réflexion sontdésormais posées par ces hommes qui, selon le mot de Pierrot Montoya, " ne sont pas des perdreaux de l'année'. " Des sages?
Christian. Vignes

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