Les « stocks » de main- d'œuvre.

Publié le par pierre

                             
                                      Ce n'est pas bon de stocker « ça coûte », Le « flux tendu » telle est la pratique actuelle, sauf pour la main-d'œuvre. C'est ainsi que l'on désigne des femmes et des hommes en capacité de travailler et de produire et nous disposons tous de cette capacité. Ce stock  dans nos pays industrialisés, c'est le chômage . Il ne « coûte pas », il est un moyen de peser sur le prix de la force de travail. Il connaît les fluctuations conjoncturelles d'un mal inhérent au système de la recherche du profit maximum dont le coût du travail est l'élément compressible. C'est un stock artificiel et épuisable selon la conjoncture. Ces fluctuations sont régulièrement corrigées par l'immigration afin de maintenir un « équilibre » de l'offre et la demande favorable au patronat  et suffisante au maintien de la pression sur les salaires.
                                    Il y a un stock naturel ,si le premier utilisé a été l'immigration pour les tâches les plus ingrates, la mécanisation et les techniques nouvelles nécessitent une main-d'œuvre plus qualifié et cela suppose de la formation. Toujours dans la recherche du profit, cette formation a un coût. On nous propose donc l'immigration choisie, formée pour les secteurs ou l'évolution des salaires est à la hausse, en faisant l'économie de la formation nécessaire. Ce qui permet de les maintenir  dans un cadre jugé raisonnable par le patronat. Avec la mondialisation libérale, la seconde partie du stock naturel est à l'extérieur, dans les pays tiers, avec un fort potentiel de femmes et d'hommes inoccupés ou hors du système de production capitaliste dont la plupart sont des producteurs directs d'une économie essentiellement vivrière. Ces pays pauvres  , les uns exploités pour leurs ressources et d'autres pour leur main-d'œuvre, le tout à très bas coûts, ne possèdent aucune législation du travail et les salariés ne bénéficient d'aucune protection. Il n'y a pas de « charges » ou si peu et aucun droit. Les droits de l'homme n'y sont pas respectés et les dictatures veillent par tous les moyens à la réalisation de profits exorbitants . C'est pour nos « investisseurs » une source inépuisable et quasiment gratuite.
                                    Ce système produit un sous-prolètariat dans les pays industrialisés tout en maintenant une exploitation à la « trique » ailleurs. Le capitalisme gère  ces stocks en fonction des coûts et de ses profits immédiats et  potentiels . La masse humaine lui appartient comme n'importe quel autre stock, en tant que force de travail disponible en la louant selon ses besoins. Il gère et décide de l'offre et la demande et régule  toujours selon ses besoins.

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