La crise. Qui rafle la mise ?

Publié le par pierre

                                   
                                        Il y a toujours des causes à effet, surtout en matière financière. L’argent en est une non volatile et ne s’évapore pas, comme on veut bien nous le faire croire. Il passe de poches en poche et quand il manque à tous les autres c’est que quelques uns le détiennent . Or la planche à billet dévalue ce quelle produit  en trop et le capitalisme actuel ne tient pas à perdre une partie du capital accumulé . Les gouvernements néo libéraux vont au secours des riches qui ont perdu en faisant payer les pauvres et les salariés . Cela se traduit déjà par des dizaines de milliers de licenciements ,par la hausse des taux d’intérêts , l’augmentation des impôts et des différentes cotisations salariales et des politiques drastiques sur les salaires afin d’enrichir les plus riches qui ont déjà raflé la mise comme un encouragement supplémentaire pour relancer la machine spéculative. Les gros milieux financiers et l’ensemble des nantis sont protégés par des mécanismes divers, le bouclier fiscal en France. La crise c’est une aubaine pour eux.
                                    Curieusement personne ne recherche les responsables d’un tel gâchis. Il y a bien vol et ceux qui ont fait « main basse » sur les économies populaires s’en sortent avec les honneurs puisque nous dit-on , il faut préserver les milieux d’investissement, les petits porteurs et l’épargne populaire en feront les frais. Tout comme le reste les retraites par capitalisation s’évaporent et de nombreux retraités américains et anglais se retrouvent sans le sou. Il y a encore vol. Non ces sommes ne s’évaporent pas elles vont dans d’autres poches et il n’y a pas de fatalité. La délinquance financière se porte bien et de mieux en mieux, ils ont les complices au pouvoir.  Les milieux les plus réactionnaires s’en prennent aux pauvres qui empruntent et qui ne peuvent ensuite rembourser. C’est le comble de la bêtise crasse ou du cynisme .
                                  Ce n’est pas terminé , le patrimoine ainsi dépossédé est une aubaine pour d’autres compagnies financières qui se proposent de le reprendre bien en dessous du prix du marché et en  location aux propriétaires spoliés . Ces mêmes compagnies sont par ailleurs liées à celles qui se sont déclarées en faillite. Les milliards de dollars iront dans les poches des voleurs afin de relancer  « l’activité économique » , qu’ils vont à nouveau accumuler en faisant repayer le travail. Il y aura dans les rangs de la bourgeoisie financière quelques sacrifiés mais au profit de plus gros et de plus forts encore plus riches. La crise ? Une fantastique « pompe à fric » pour quelques uns au détriment de tous les autres. Alors la moralisation du capitalisme et sa régulation, c’est à mourir de rire. L’exploitation et le profit ne sont-ils pas les mamelles du système auxquelles seulement quelques uns ont droit. Les coupables s’en sortent toujours avec les honneurs, eux les intrépides entrepreneurs , incontournables investisseurs à qui l’on fait des ponts d’or. Ils sont connus, avec pignon sur rue et plus connus que les voleurs de bicyclettes. « Que fait donc la police ! » Il n’y a plus de personnel ma chère !, pourrait dire en substance une de ces canailles délestée de quelques centimes par un misérable affamé SDF de surcroît . C’est cette même police, utilisée et dépêchée pour « virer » ceux qui ne pouvaient plus « honorer » leur crédit à taux variable mais pas  pour les vrais coupables.
                                     Le profit , moteur du capitalisme ne s’emballe jamais, il ne fait que répondre aux accélérations de ceux qui le pilotent au détriment de tous ceux qui fournissent l’énergie par leur travail.
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G
Croissance du PIB mondial, avant la crise : quelques % annuels.<br /> Transactions commerciales portant sur des biens ou des services réels: 64 milliards de $ / jour.<br /> "Norme" de rentabilité : 15% par an.<br /> Transactions financières quotidiennes : 3200 milliards de $ . <br /> Bien sûr ce ne sont que des ordres de grandeur, mais à 10% près c'est ça. Inutile de "sortir de St Cyr" pour comprendre qu'au bout d'un moment un tel système par définition ne peut plus fonctionner. Dès qu'un nombre suffisant d'acteurs veut récupérer sa mise, par exemple, ça ne peut que s'écrouler. L'argent n'est qu'une unité de mesure et ne se reproduit pas tout seul, même avec les montages les plus savants sur des produits dérivés de produits dérivés.
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E
Ernest-Antoine Seillière (ce dimanche, Grand Jury RTL) répétait « il s’agit d’un accident »<br /> <br /> Un « accident » alors qu’il s’agissait d’un produit financier proposé à des clients ?<br /> D’où et comment un « accident » ?<br /> Un « accident » qui a demandé des semaines de formation pour les agents bancaires pour vendre un produit dangereux pour la stabilité des clients ?<br /> Un « accident » qui a demandé des réunions pour les choix de slogans, de l’impression des prospectus et affiches, d’une campagne publicitaires pour inciter les clients à faire confiance dans ce splendide « crédit » ? Ignorant que la plus grande majorité de ces clients n’avaient pas les moyens suffisants ?<br /> Qui aurait put être un vendeur convaincu de ces « crédits » n’étaient pas dangereux ?<br /> Je eu la grande chance d’entendre le slogan « je veux un pays des propriétaires » de la bouche de PINOCHET <br /> Ernest-Antoine Seillière parle comme l’aurait fait Pinochet<br /> Certains de mes camarades « socialistes » me disent que j’exagère, que l’histoire de Pinochet est dépassée –que dire d’Allende, alors !- que ces faits se sont passé loin derrière nous !<br /> Ces « camarades socialistes » sont la chambre d’écho d’Ernest-Antoine Seillière<br /> Ils sont partie de cette stratégie, et ne le savent pas !<br /> A lire le livre de Naomi Klein « la stratégie du choc »<br /> Lisez en particulier le chapitre trois « Etats de choc » dans la page 99 le sous chapitre « Le front économique » et « Le mythe du miracle chilien » page 108<br /> Justement page 108<br /> « On attribue en général à l’administration de George W. Bush la paternité de la « société de la propriété » (society of ownership), mais en réalité, c’est le gouvernement de PINOCHET qui, trente ans plus tôt, accoucha de l’idée d’une « nation des propriétaires » ». <br /> Directement inspiré du manifeste de Milton Friedman « capitalisme et liberté », digéré et remalaxé par le odieux néolibéral chilien José Piñera<br /> Ma question aujourd’hui : Qui sont les créanciers qui reçoivent ces 1.400 milliards de dollars ? <br /> Où sont passés ces liquidités ? Elles ne se sont pas fait « pschitt » dans l’espace sidérale ?<br /> Quels sont les noms de ces hommes et femmes qui reçoivent ces sommes faramineuses ?<br /> A lire l’article de Luis Sepúlveda dans le Monde Diplomatique de janvier 2007
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