Nationalisation des banques.

Publié le par agauchelagauche

                              
                                      On nomme nationalisation des banques ce qui n’est que socialisation des pertes après la gabegie des énormes profits privés réalisés par quelques uns. Le « marché » capitaliste laisse ainsi une ardoise faramineuse pour laquelle les pouvoirs politiques vont s’empresser de faire payer le travail après que celui-ci ait été déjà ponctionné . Exploitation capitaliste du travail et nouvelle ponction du capitalisme financier. Il est à parier que la crise passée et le capitalisme renfloué de ses pertes dues aux bénéfices exorbitants sortis des circuits, les banques en question seront à nouveau privatisées. Pourtant, la solidarité financière du capitalisme devrait jouer et les bénéfices réalisés remis là où ils ont été retirés. Et bien non, on ne touche pas au capital accumulé pour renflouer les secteurs en perte. Or de l’histoire du capitalisme les profits n’ont jamais été importants et l’accumulation n’a été aussi colossale. C’est un « racket » à l’échelle planétaire et un aperçu des fins de la mondialisation capitaliste avec son vaste « aspirateur » de profits.
                                   L’horizon indépassable est devenu une muraille contre laquelle s’écrase le véhicule conduit par les chauffards des politiques en place et les grandes fortunes de ce monde ricanent. Par ailleurs, le marché des véhicules luxueux est en hausse et les milieux de la mode et du luxe également, alors qu’aux USA on parle de rétablir les soupes populaires dans les rues. En Europe les petits épargnants et les petits porteurs ne disposent d’aucune garantie sérieuse et la politique de la « truite et le vairon » fonctionne comme jamais. Les sociaux libéraux sont muets et aux abonnés absents, toute leur « doctrine » s’effondre et les « valets » ne sanctionnent que rarement les maîtres, puisque la délinquance financière est institutionnalisée comme moteur de la nouvelle économie capitaliste  et qu’il a droit de surplus à une prime de la part des banques centrales. Les déficits virtuels crées par des profits réels vont-ils se transformer en « planche à billets » dans la limité qui n’altère pas ces profits, voilà le savant calcul auquel vont se livrer les spécialistes de l’arnaque mondialisée avec leurs « valets en chef » que sont les très libéraux Lamy et DSK.
                                   En bons stratèges, la fuite en avant est cachée par un rideau de fumée par tout un tas de « spécialistes de l’économie » grassement payés et qui n’ont rien prévu. Rien, eux qui serinaient  sans cesse comme des perroquets que la crise étaient impossible compte tenu des instruments de régulation en place pour les uns et les autres d’affirmer doctement par l’étendu de leur bêtise que le marché se régule seul et naturellement. Trop d’Etat disaient-ils, oui mais quand il s’agit de protéger les plus faibles, sauf quand ce dernier leur « sert la soupe » et garantit le fonctionnement du système. Nous le voyons parfaitement, l’appareil d’Etat est bien la propriété de la classe dominante et à son seul service et il concédera aux plus humbles une partie des dépenses pour instaurer la « soupe populaire », l’essentiel sera financé par la charité publique afin de pouvoir respecter « les grands équilibres économiques et financiers ».
                                     Nationaliser c’est prendre au capital, à ne pas confondre avec la socialisation des pertes quand par ailleurs d’énormes bénéfices ont été réalisés. Les montages techniques, les méthodes utilisées, virtuelles ou pas sont du domaine de la forme. Le fond c’est le profit et le vol du capitalisme qui est maffieux par nature.
                                 Il veulent « pomper » sur l’épargne captive et sur l’impôt des moins riches pour voler au secours des plus riches sans aller chercher chez les plus riches encore car on ne touche jamais au « trésor de guerre » qu’est le capital accumulé. Fonds de pensions, épargne retraite et petits porteurs en font les frais aux EU, au Royaume-Uni et le système s’étend. La sauvegarde de l’épargne annoncée en Europe ne signifie pas la progression de celle-ci et la sauvegarde des investissement signifie des cadeaux aux plus riches. Le traitement n’est pas le même que l’on soit « truite ou vairon », très riche ou pas. C’est toujours la même chanson, pour « protéger » les petits et moyens épargnants, il faut protéger les gros consortiums financiers afin de leur permettre de disposer de nouveaux moyens d’investissements pour relancer la « machine économique ». L’Etat devient une aubaine pour eux, par le prélèvement de l’impôt et la socialisation des pertes enregistrées par certains groupes. La subvention au capitalisme devient massive et planétaire, sans aucun retour en échange puisque ces versements sont effectués sans aucune contre partie et sans la moindre loi de régulation opposable au monde des « affaires » ,à la dimension de la crise. Il n’y a pas nationalisation des banques, puisque cela supposerait également que les décisions appartiennent à l’Etat et comme son nom l’indique ,à la nation sous le contrôle de ses représentants, or les banques restent des organismes indépendants avec des gestions de droit privé. Il s’agit bien de la socialisation des pertes après la privatisation et la captation des bénéfices.
                                    Les plus « requins ont raflé la mise » du coup un climat de méfiance règne entre banques de peur de se faire plumer à nouveau par plus coquin et plus vorace et chacun doute de la solvabilité de l’autre, ce qui accélère le processus de la crise initiale et qui l’étend  puisque l’argent circule moins. Le capital ainsi accumulé par les « prédateurs » manque dans les circuits. Ces éléments conjugués conduisent à la chute de « l’investissement » que les Etats vont se charger de redresser à la manière la plus capitaliste qui soit. Marx revient , en somme , par la porte par laquelle il fut chassé. Le capitalisme termine  un  cycle pour rentrer dans le suivant, la crise en témoigne , elle en est le révélateur. A l’inverse de la nationalisation, Etats et nations ne risquent ils pas la privatisation.
                                      

  
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article